Non, non, je ne vous parle pas d’une compétition dans laquelle l’Allemagne aurait battu à plate couture son opposant alors que la France ratait le coche, que l’Italie peinait et pour laquelle l’Angleterre n’aurait même pas réussi à se qualifier. Je ne parle pas non plus d’hommage à Yves Saint-Laurent, de défilé avec Claudia ou de séance photo avec Heidi. Non, non. Pourtant, il est question de sportivité et de tissu …
Intrigués ? Vous avez raison !
Fin avril, BMW présentait une M1 2008 au concours d’élégance de la Villa d’Este (Italie).
Concept de supercar fêtant les 30 ans d’un modèle qui a tout gagné en compétition (sur circuit comme en rallye), qui semble évident dans le contexte néo-retro ambiant. D’une part, parce que BMW, avec la Mini , est un fleuron de cette tendance. D’autre part, parce que l’Amérique du nord est un des principaux marchés de la firme bavaroise et que les Américains du nord raffolent de ces ré-interprétations (Ford Mustang , T-Bird et GT , Chrysler PT-Cruiser , Dodge Camaro , …).
D’ailleurs, la couleur et quelques détails de cette nouvelle M1 rappellent fortement ces muscle cars américaines.
Lorsque 2 semaines plus tard, BMW présentait les images d’un concept caché sous sa bâche, en annonçant la présentation pour le 10 juin, il était évident pour beaucoup de monde qu’il s’agirait d’une M1 décapotable. Celle-ci aurait rapproché d’une mise en production un modèle pour concurrencer les Audi R8 et Mercedes SLR .
Finalement, il n’en est rien, et la surprise est totale, la Gina Light Visionary Model n’a rien d’une redite ! Au contraire, elle est une réelle invention dans le monde (trop) conservateur du design automobile :
Parler de la peau d’une voiture n’a jamais été aussi juste !
Alors, que restera-t-il de ce concept dans les véhicules de séries ? Les formes, sans doute, sur un roadster à venir, les technologies électroniques (éclairages, électronique embarquée, motorisation, etc.). Mais ce tissu fait peur. Ne risque-t-il pas de se gonfler à haute vitesse (donc perte d’aérodynamisme), de se déchirer si on suit de trop près un camion de chantier, de subir les couteaux et clefs des jaloux, … ?
Peu d’informations sur ces questions. Ce que l’on en sait, c’est que le châssis (barres métalliques et fibre de carbone, avec éléments mobiles) est recouvert de 4 blocs de toile imperméable et extensible (1 pour l’avant jusqu’aux portes, 1 pour la malle arrière, et 1 pour chaque aile arrière). Les portes, les phares, le capot, … tout est surprenant … et humain !
Une façon intéressante de palier aux prix du métal qui flambent, et au besoin de nouvelles formes.
Si la source de créativité était évidente avec la M1 , ce coup-ci, je ne sais pas trop d’où vient l’inspiration ? Le nom peut évoquer Gina Lollobrigida, ou même Gina Wild pour les plus germanistes ?