D’accord, ce n’est pas du design, mais Cuba, pour y avoir travaillé, me suis toujours un peu. Et depuis son orientation touristique des années 1990, Cuba a développé une identité particulière, en empêchant l’export des vieilles voitures américaines, en déplaçant (parfois sans sens) les statues ou en en installant de nouvelles, en faisant des quartiers pour touristes des cartes postales, …
Les changements politiques peuvent jouer sur cette identité, ils peuvent jouer sur l’économie (et donc sur le design), ils ont donc leur place ici, non ?
Fidel Castro avait été le plus jeune chef d’Etat du monde lorsque la révolution des « barbudos » avait renversé le pouvoir étasunien incarné par Batista (si, si, c’est la première scène du Parrain 2 de Coppola).
Presque 50 ans plus tard, il était devenu un peu archaïque mais continuait de personnaliser une rébellion, un refus de l’impérialisme … et semblait également symboliser la dictature, ayant combattu 12 administrations étasuniennes, ayant survécu à plusieurs dizaines d’attentats, …
Le Commandante en Jefe était entre la légende et le grand-père dont on attend qu’il s’en aille pour changer de régime, mais dont on n’ose demander le départ tant on lui porte d’affection pour ce qu’il a fait.
Mal remis d’une maladie depuis plus d’un an, je ne doute pas que Fidel aie préparée sa suite. Pour le moment, c’est son frère cadet Raùl qui a pris sa place. Sans doute une vieille promesse de jeunesse (« tu prendras ma suite, mon frère »), mais peut-être pas la meilleure solution. Raùl est chef des armées, et à Cuba, l’armée est la principale société privée, disposant de comptes à l’étranger, principal partenaire des sociétés européennes qui investissent sur l’île, …
A voir si les avantages sociaux de Cuba survivront à son probable virement capitaliste ?